Les oiseaux déprédateurs

Il s'agit des pigeons domestiques, des étourneaux sansonnets et des corvidés

Zoompigeons domestiques

Zoométourneaux sansonnets

Zoomcorbeaux freux

Quelles nuisances provoquent-ils ?

  • Dégâts aux semis et aux récoltes : arrachage des plantules (maïs, blé, ...), pillage des ensilages de maïs et des tables d'alimentation dans les élevages.
  • Problèmes sanitaires ou de santé publique : souillure des zones de stockage de céréales, propagation des maladies d'une exploitation à l'autre.
  • Dégradation des bâtiments publics, des véhicules, du couvert végétal par leurs déjections.
  • Nuisances sonores et olfactives lors de concentrations en zone urbaine.
  • Risques liés à certaines activités (trafic aérien).

Gestion des oiseaux déprédateurs : ce que propose la FDGDON 44

Les pigeons domestiques

  • En protection des denrées stockées
    Sur les sites avec forte concentration de pigeons, installés de façon permanente, comme les terminaux agro-alimentaires des ports de Nantes, Montoir et Saint Nazaire, nous réalisons un piégeage permanent dans le cadre de conventions de partenariat.

  • En hygiène et santé publique
    Les nuisances occasionnées par les pigeons en centre ville amènent les communes à se tourner vers des opérations réalisées à la nuit tombée sur des oiseaux regroupés autour  d'édifices religieux ou de bâtiments désaffectés, par exemple. 

pigeons en zone portuaire

Les étourneaux sansonnets

vol d'étourneaux

La FDGDON 44 réalise des effarouchements acoustiques et pyrotechniques.

Le but est de déstructurer la population au niveau du dortoir à l'aide d'un appareil diffusant des messages sonores imitant les cris d'effroi de l'espèce, associés à des tirs de fusées éclairantes et crépitantes.

Le dérangement généré aboutit à un morcellement du dortoir, les oiseaux se réfugient sur d'autres sites, plus calmes, avec des concentrations moindres qui occasionnent par conséquent moins de nuisances.

Les corvidés

De plus en plus d’agriculteurs, ne pouvant plus lutter contre les corvidés (arrêt de l’anthraquinone en protection de semence, obligation d’un agrément personnel pour piéger) se plaignaient des dégâts occasionnés.
Avec les Chambres d’Agriculture, les Fédérations de Chasseurs et les FDGDON de l’Ouest, nous sommes intervenus auprès de parlementaires, pour faire part de nos doléances communes.
Depuis, l’arrêté national du 29 janvier 2007 a été assoupli, et il n’est désormais plus nécessaire de détenir un agrément personnel « pour les personnes qui capturent les corvidés au moyen de cages à corvidés dans le cadre d’opérations de luttes collectives organisées par les groupements de défense contre les organismes nuisibles et leurs fédérations ».
 
La FDGDON 44 a aussitôt établi un schéma de mise en place d’un programme départemental de lutte collective contre les corvidés, inspiré par l’expérience menée en Bretagne, qui a été développé en 2011 en partenariat avec les organisations professionnelles agricoles et avec un financement des municipalités, des agriculteurs et des chasseurs.

En 2012, une nouvelle campagne de lutte a mobilisé 487 bénévoles au printemps. Ils ont capturé 7642 corvidés sur le territoire des 22 communes participantes (96% de corneilles noires).

Pour 2013, le dispositif s'est étendu sur 50 communes du sud Loire, soit environ 150000 hectares. La FDGDON 44 a mis à disposition des bénévoles près de 500 cages-pièges. 13 212 corvidés ont été prélevés, dont 95% de corneilles noires.

L'année 2014 a vu le secteur de lutte collective couvrir le territoire de 47 communes, sur une diagonale reliant Fay de Bretagne au Fresne sur Loire. 830 piégeurs bénévoles, acteurs du monde rural, ont régulé 10 727 corvidés du 26 mars au 25 juin.
Le bilan de l'action est consultable sur notre site.

La FDGDON 44 propose également des interventions de limitation des populations de corvidés par effarouchement. La technique consiste à diffuser une bande sonore imitant le cri d'effroi de l'espèce, combinée à des tirs de fusées éclairantes et crépitantes à proximité du dortoir.
L'efficacité de l'opération est due au fait que les oiseaux, en désertant temporairement les nids, exposent leurs oeufs au froid, ce qui provoque la mort des embryons.
Comme les adultes continuent de couver des oeufs non viables, une seconde ponte n'a donc pas lieu, ce qui limite ainsi les populations par le contrôle de leur reproduction.